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CPF 2026 : tout ce qui a changé pour financer vos formations

Le Compte Personnel de Formation (CPF) est un outil central de la formation professionnelle en France depuis 2015. Chaque actif accumule des droits qu’il peut mobiliser pour suivre une formation certifiante, faire une VAE, ou encore financer l’obtention d’un permis de conduire. Mais avec le passage du budget 2026 et les réformes associées, le cadre d’utilisation du CPF a profondément évolué.

Augmentation du montant du reste à charge

Depuis le 1er janvier 2026, le reste à charge obligatoire, qui s’applique à toute formation financée via le CPF depuis 2024, a légèrement augmenté. Il est même prévu qu’il passe à 150 euros prochainement, mais à ce jour, le décret n’a pas encore été publié.

Rappelons que ce reste à charge ne concerne pas tous les actifs. Certains publics peuvent en être exonérés et il peut éventuellement être pris en charge par un tiers, comme l’employeur ou un OPCO, ce qui peut alléger le coût pour le salarié.

L’accès au permis de conduire limité

L’un des changements majeurs suite au passage du budget 2026 concerne l’utilisation du CPF pour financer le permis de conduire. Jusqu’à début 2026, il était possible de financer intégralement un permis B (voiture) ou A2 (moto) avec son solde CPF.

Mais depuis le 26 février 2026, ce financement est fortement restreint : il est en effet réservé uniquement aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail ou aux candidats bénéficiant d’un financement tiers (employeur, OPCO, etc.). En revanche, certains permis spécifiques, comme celui des poids lourds, restent éligibles.

Un plafonnement des montants mobilisables avec son CPF

Loin de l’esprit de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel mise en place en 2018, le décret n° 2026-127 du 24 février 2026 introduit également des plafonds pour certaines prestations CPF :

  • 900 € pour la préparation aux épreuves théoriques et pratiques du permis B,
  • 1 500 € pour les formations inscrites au Répertoire spécifique,
  • 1 600 € pour les bilans de compétences qui constituent un outil essentiel pour les salariés souhaitant notamment préparer une reconversion ou s’engager dans un nouveau projet professionnel.


Concrètement, si un salarié dispose de 5 000 euros sur son CPF et qu’il envisage une formation inscrite au Répertoire spécifique à 2 000 euros, il devra débourser 500 euros (1 500 euros maximum étant pris en charge dans son CPF) Il lui restera ensuite 3 500 euros sur son CPF.

Objectif pour l’Etat : faire des économies

L’objectif est en effet d’encadrer au mieux le budget du CPF et de réorienter les financements vers les formations certifiantes et professionnalisantes. Ces changements imposent donc aux actifs de planifier plus rigoureusement leurs projets de formation et de suivre de près les nouvelles règles afin de maximiser l’utilisation du Compte Personnel de Formation.

Veille Studyrama • 5/03/2026

Publié le 30 mars 2026