Depuis le 1er janvier 2026, le montant du reste à charge pour mobiliser son Compte Personnel de Formation (CPF) a été revalorisé. À combien s’élève-t-il désormais ? Qui doit le payer et dans quels cas peut-on en être exonéré ? Le point sur ce qui change.
Reste à charge CPF : de quoi parle-t-on exactement ?
Le reste à charge CPF correspond à la somme forfaitaire que doit payer un actif lorsqu’il mobilise ses droits à la formation via la plateforme Mon Compte Formation. Mis en place en mai 2024, ce dispositif vise à responsabiliser les bénéficiaires dans le choix de leur formation, en limitant les inscriptions peu pertinentes ou opportunistes.
Contrairement à une idée reçue, ce montant est indépendant du coût total de la formation et du nombre d’euros disponibles sur le compte CPF : il s’agit d’un forfait fixe, identique pour tous les projets concernés.
Quel est le montant de ce reste à charge CPF en 2026 ?
En 2025, le reste à charge CPF avait été fixé à 102,23 euros, après une première revalorisation liée à l’inflation. Depuis le 1er janvier 2026, ce montant a de nouveau augmenté : il s’élève désormais à 103,20 euros, soit 0,97 euro de plus. Cette hausse reste limitée, mais elle s’inscrit dans un mécanisme désormais bien installé d’actualisation chaque année.
Pourquoi cette nouvelle augmentation au 1er janvier 2026 ?
Comme l’année précédente, la revalorisation du reste à charge CPF repose sur le principe de l’indexation sur l’inflation, prévu par les textes réglementaires encadrant le dispositif. L’objectif affiché par les pouvoirs publics reste double :
- préserver l’équilibre financier du système de formation professionnelle,
- maintenir une participation symbolique des utilisateurs, sans remettre en cause l’accessibilité du CPF.
Concrètement, chaque bénéficiaire contribue légèrement davantage, afin de tenir compte de l’augmentation globale des coûts de gestion et de fonctionnement.
Qui est exonéré du reste à charge CPF ?
Tous les utilisateurs du CPF ne sont pas concernés par ce paiement forfaitaire. Certaines catégories bénéficient d’une exonération totale, notamment :
- les demandeurs d’emploi ;
- les titulaires d’un Compte professionnel de prévention (C2P) ;
- les personnes victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, avec un taux d’incapacité permanente d’au moins 10 % ;
- les salariés bénéficiant d’un abondement de leur employeur ou d’un financement prévu par un accord collectif.
Dans ces situations, le reste à charge n’est pas appliqué au moment de l’inscription à la formation.
Comment réduire ou alléger cette dépense ?
Pour les actifs qui ne sont pas exonérés, plusieurs solutions existent pour éviter d’avoir à sortir de sa poche les 103,20 euros. Il est en effet possible de solliciter son employeur, dans le cadre de la politique de formation de l’entreprise, ou de demander une prise en charge par un opérateur de compétences (OPCO), selon sa situation professionnelle et la formation suivie.
Une fois la formation financée, les justificatifs peuvent être transmis via la plateforme Mon Compte Formation afin d’activer ces dispositifs complémentaires.
CPF : un dispositif en évolution permanente
Depuis sa création en 2015, puis sa transformation en Mon Compte Formation en 2019, le CPF a beaucoup évolué. Avec près de 40 millions de titulaires et des centaines de milliers de formations éligibles, il reste un outil clé pour changer de métier, se former ou obtenir une certification.
Le reste à charge, même s’il augmente légèrement chaque année, sert avant tout à s’assurer que chacun choisit une formation vraiment utile pour sa carrière, tout en maintenant le dispositif accessible et fiable pour tous.
Veille Studyrama • Article de Yasmina Haddou-Essom • 5/01/2026